Code du travail – Compétitivité : Et si la France revenait au travail des enfants ?

Publié le 19 janvier 2016

Enfants mineurs américains-Breaker Boys by Lewis Hine (1910)
Autour des articles du Monde Diplomatique de Janvier 2015 :

Le code du travail, garant de l’emploi.

– USA : Un socialiste à l’assaut de la Maison Blanche. Portrait de Bernie Sanders.

VidéoAlexandre de Jugnac, PDG d’Air France-KLM se « pose la question » du travail des enfants.

Photo : Enfants mineurs américains : « Breaker boys » par Lewis Hine – 1910.

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Une réflexion au sujet de « Code du travail – Compétitivité : Et si la France revenait au travail des enfants ? »

  1. Vite fait pour témoigner d’une chose absolument actuelle compte tenu du titre de cette semaine : Je viens de passer un an dans un magasin en tant que dépanneur-livreur de gros électroménager (à Saint-pierre-des-corps), et bien durant cette période j’ai vu passer 8 stagiaires mineurs : zéro sécurité (livrer des lave-linge à la main dans des escaliers, utilisation d’outils divers, mesures de courant sous tension…), apprentissage zéro (ce sont de véritables manutentionnaires interchangeables et qui n’ont aucun espoir d’une quelconque acquisition de savoir autre que celle que j’ai pu leur transmettre quand ils étaient avec moi et sans le joug du patron sur le dos.
    Aucune adaptation d’emploi du temps, le boulot étant plus intense encore puisqu’il y a des bras en plus -ils ne sont pas sensés toucher à quoi que ce soit- j’ai du trouver de quoi leur parler, leur montrer et les conseiller pour leur poursuite d’études, au hasard des livraisons et réparations, et évidemment aucune compensation pour ma part malgré la responsabilité (je n’étais pas « maitre de stage » malgré le fait que j’étais l’unique employé).
    J’ai du plusieurs fois remplir le rapport de stage à la place de mon patron sous prétexte que j’avais passé plus de temps avec eux et écrivais mieux que lui. (heureusement pour ces stagiaires-là d’ailleurs…)

    Et selon une amie qui a passé 2 ans à Berlin, là-bas, stagiaire pour se former dans une entreprise (de traduction ici) : salaire non obligatoire, et zéro protection (vous pouvez être virés sans raison du jour au lendemain).

    Il porte bien son nom le « marché du travail », que l’on devrait sérieusement appeler « emploi » voire « labeur précaire », car des travailleurs et surtout des travailleuses, le pays et le monde en sont remplis et ils ne sont ni au 35h, ni payés. (et c’est pourtant avant tout grâce à ce travail qu’un pays existe et tourne : élever des enfants et tenir un foyer)

    La folie du boulot depuis trop longtemps : le patron a et donne l’impression de faire une faveur en embauchant quelqu’un dont il a au moins autant besoin que ce quelqu’un a besoin de cet emploi. Comme répété à maintes reprises ici et ailleurs : le travailleur libre qui « vend » sa force de travail à l’employeur libre, contre le minimum de monnaie pour que le peuple ne se soulève pas. (« du pain et des jeux » depuis l’antiquité romaine, avec un soupçon de peur et hop ! L’indignation s’étiole à mesure que l’habituation nous masque la lente dégradation du tissu social).

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