Bernard Friot – Lutter commence par la maîtrise du récit de notre Histoire Populaire

Publié le 23 avril 2018

On ne peut pas savoir où l’on est, ni où l’on va… si l’on ne sait pas d’où l’on vient… Petite Histoire de « la Sécu » avec le sociologue Bernard Friot.

Qu’ils se prétendent « de gauche », ou qu’ils s’assument de droite, les gouvernements qui se succèdent au service du capital détruisent nos conquêtes sociales : – Retraites. Services publics : Trains, universités, hôpitaux… et bientôt : La Sécu ! … A quand la fin du remboursement du toubib et des médocs ?

Conquis sociaux sabotés, privatisés, livrés au marché, pour que quelques riches se fassent du fric… au détriment de tous.

Des propagandes historiques nous racontent que la Sécurité Sociale aurait été créée en 1945, sous De Gaulle : Faux : Le Régime Général de la Sécurité Sociale est construit en 1946 par le courageux ministre communiste Ambroise Croizat… à qui l’on doit aussi le système des retraites.

A écouter aussi  :  Conversation avec Franck Lepage : Education Populaire : Fabriquer du temps de cerveau disponible pour la Révolution.

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Bernard Friot – En finir avec les luttes défensives

Publié le 12 avril 2018


Grève de 1936

Conférence du sociologue Bernard Friot.

Essayer d’esquiver les coups assénés aux conquis sociaux ne suffit pas.

Passer à une lutte offensive commence par redonner du sens aux mots. Comme le mot « travail » : Activité consistant à produire des richesses, pas à servir le capital.

Parents, retraités, chômeurs, étudiants… produisent des richesses. Et sont donc des travailleurs qui méritent un salaire.

Lutter, c’est aussi redonner du sens à notre Histoire populaire :

Comment, dans la France ruinée de 1946, le ministre communiste Ambroise Croizat construit le Régime Général de la Sécurité Sociale, conformément au Programme du CNRConseil National de la Résistance

A lireMonde Diplomatique : En finir avec les lutes défensives.

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Venezuela : Des « dictateurs » ? … démocratiquement élus

Publié le 6 avril 2018

France Intox en tête, les médias dominants font passer le Vénézuela pour une dictature. Et Hugo Chavez pour un Staline des cocotiers. Or, de 1999 à nos jours, Chavez – puis son successeur Maduro – ont toujours été légalement et démocratiquement élus par le peuple vénézuélien. En 2002, ce peuple a même sauvé le régime chaviste d’un coup d’état fomenté par l’oligarchie, qui veut retrouver le contrôle du pétrole.

En redistribuant les profits pétroliers, les chavistes ont mis en place de réelles politiques de gauche. Avec de réels progrès : Nouvelle Constitution : Plus de consultations, de participation… Baisse de la pauvreté. Amélioration de la santé, de l’éducation, des services publics, des infrastructures…

La crise pétrolière a tari cette politique sociale… financée par l’or noir. Et les problèmes de corruption et d’étranglement économique perdurent.

Soutenue par le capitalisme occidental, l’oligarchie vénézuélienne ne cesse d’oeuvrer au renversement de Présidents pourtant élus.

USA et Europe souhaitent en finir avec la vague de gouvernements de gauche élus dans toute l’Amérique du Sud des années 2000 : Venezuela, Brésil, Equateur, Bolivie, Chili…

Entretien avec Christophe Ventura – Journaliste au Monde Diplomatique – Chercheur à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques).

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Cuba : 59 ans que David résiste à Goliath. Et maintenant ?

Publié le 30 mars 2018

Autour de l’article du Monde Diplomatique :

– Cuba, le pays du vert olive : Dirigé par le dictateur Batista, – marionnette des USA – , Cuba a été, jusqu’en 1959, le royaume, le tripot et le bordel de la mafia étasunienne. La révolution dirigée par Castro a chassé la mafia. Le régime castriste a été une dictature par la force des choses. Essentiellement à cause de l’hostilité des USA. L’embargo imposé par les USA n’aura t-il pas été le meilleur ferment de l’autoritarisme de ce régime ?

Malgré la pénurie, Cuba a pourtant atteint des résultats remarquables, en particulier pour les systèmes de santé et d’éducation, parmi les meilleurs du monde.

Que serait devenue cette intéressante expérience socialiste, si elle n’avait pas été étranglée par les USA ?

Que va devenir le pays après les prochaines « élections », après 59 années de leadership des frères Castro ?
– Arabie Saoudite : Au Proche Orient, la stratégie saoudienne dans l’impasse.

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Dette : Un choix politique… Plus l’arnaque est grosse, mieux elle passe…

Publié le 26 mars 2018

On nous fait croire que dette et fiscalité sont des problèmes bien trop complexes pour les citoyens. Que seuls des « spécialistes » peuvent comprendre ces phénomènes… pourtant bien plus simples qu’il n’y paraît.

Plus les ficelles sont grosses, mieux l’arnaque fonctionne…

Chaque année, la supposée « dette » française se creuserait d’environ 100 milliards. On nous rabâche que la France serait donc devenue un pays pauvre qui n’aurait plus les moyens de financer des conquêtes sociales pourtant instaurées dès 1946, quand le pays était vraiment pauvre, ruiné par la guerre…

Or, en 2018, la France est le 6ème pays le plus riche du monde. De l’argent, il y en a. Beaucoup. Mais il s’évapore, avec la complicité du pouvoir politique, au service du capital.

Car chaque année, de riches Français escamotent au moins 100 milliards. Soit au minimum l’équivalent de la « dette », – si ce n’est plus -, qui ne rentre pas dans les caisse de l’Etat.

100 milliards fraudés et manquants, dont environ 80 milliards en évasion fiscale, auxquels s’ajoutent 20 milliards en optimisation fiscale.. sans parler des niches fiscales et autres cadeaux faits aux riches…

Si on laisse les riches frauder, la dette est donc un choix politique.

Pour effacer « la dette »,  il suffirait d’en avoir volonté politique : Voter des lois et donner aux Inspecteurs des Finances les moyens de traquer la fraude…

Explications avec Thierry Durin, Inspecteur des Finances, et syndicaliste CGT-Finances Publiques…  Nos autres émissions sur la dette sont ici.

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