Jean Zay – Episode 2 – 1940 – Résistant contre le choix de l’étrange défaite

Publié le 11 septembre 2016

Jean Zay soldat et diffamé dans Gringoire2 septembre 1939 : Alors que rien ne l’y obligeait – si ce n’est son sens moral – Jean Zay démissionne de son poste de ministre et demande à combattre. Ses chefs militaire voudront le faire décorer pour son courage.

Le régime fasciste de Vichy tentera pourtant de faire passer Jean Zay pour un déserteur. Simulacre de procès qui évoque celui de Dreyfus.

Or, tout comme De Gaulle, (également accusé de désertion), Jean Zay choisit de continuer la lutte contre les nazis, non pas depuis Londres, mais depuis l’Afrique du Nord, hélas contrôlée par les traitres de Vichy : Piège.

Mais qui a vraiment trahi et déserté ? Pas Jean Zay. Mais assurément une partie de l’état-major français, au service de l’oligarchie économique.

Après avoir clamé « Plutôt Hitler que le Front Populaire » en 1936, des dirigeants économiques de la France ont opté pour le choix de la défaite face aux nazis. Après une « drôle de guerre » consistant pour les Français à trahir et abandonner leur alliée La Pologne, et à attendre que les armées allemandes envahissent la France… en repassant par là où elles étaient déjà passées en 1914 ! « Etrange défaite » écrit Marc Bloch dès 1940 !

Ce n’est pas une erreur de stratégie, mais un choix : celui de la trahison et du fascisme, qui permettront au capital français d’en finir avec toute idée de Front Populaire… au moins pendant les quatre années de l’occupation.

Jusqu’au retour des conquis sociaux, à la Libération, avec le Programme du CNRLe Conseil National de la Résistance.

A voir et revoir absolument : Le documentaire « Le chagrin et la pitié » de Marcel Ophüls.

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Jean Zay – Episode 3 – Duel Pétain-Zay ? – Jeunesse fasciste de Vichy… contre éducation républicaine du Front Populaire

Publié le 10 septembre 2016

Zay-Pétain-Auberges-Chantiers

Comme tous les régimes totalitaires, la dictature fasciste de Pétain usait de propagande et de marketing pour contrôler les esprits, jeunes et adultes… Des enjeux de la jeunesse, de l’école, de la culture, du sport… Vichy fit d’autres champs de batailles de cette guerre civile française de 1940-1944 :

– Contrôle. Endoctrinement des jeunes. Culte du Maréchal… Contre l’éducation populaire et républicaine du Front Populaire.

Jean Zay, jeune républicain de « la vraie gauche ». Egalitaire. Humaniste. Laïc. Efficace Ministre de l’Education Nationale et des Beaux Arts du Front Populaire, apprécié par nombre d’enseignants : Jean Zay – qui avait de lointaines origines juives – avait tout pour être haï par Vichy qui le présentait comme un archétype de « judéo-bolchévique anti-France » et « d’instituteur socialo-youpin parasitant les têtes de nos jeunes Gaulois ». Propagande raciste toujours d’actualité dans l’extrême-droite d’aujourd’hui… Notamment avec la stupide polémique du Drapeau, poème anti-guerre que le jeune Jean Zay écrit à 19 ans, en 1924, 6 ans après la Grande Boucherie de 14-18.

Mais au delà du racisme d’Etat de Vichy, peut-on supposer que la momie vivante de Pétain, (si soucieux de son image et de son propre culte), aurait pu jalouser le jeune Zay, ses succès, sa popularité ? Peut-être même au point d’en faire une obsession personnelle ?

Avec des extraits de Souvenirs et solitude, magnifique journal que Jean Zay rédige entre 1940 et 1943.

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Histoires de voeux présidentiels – 1942-1993 – Mitterrand, de Vichy à l’Elysée

Publié le 3 janvier 2016

Mitterrand-1943-1994On comprend mieux la politique française quand on admet que le Parti Socialiste n’est pas de gauche.

A écouter : Les deux autres épisodes et Le cauchemar des années 80. (Série radio de Là bas si j’y suis).

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Histoires de femmes françaises sous l’occupation

Publié le 28 novembre 2015

Femmes françaises sous l'occupLa mère-courage. La résistante. La « fille à boches ».

L’historien Cédric Delaunay évoque l’occupation au travers de trois archétypes de femmes françaises.

L’occasion de se rappeler quel sort les fascistes d’hier et d’aujourd’hui réservent aux femmes.

La « vieille » Histoire de l’occupation reste fascinante. Car hormis quelques épisodes « un peu chauds », 1940-1945 reste la dernière fois que les Français ont connu la « vraie » guerre sur leur sol.

Comment la population d’un pays en guerre peut-elle se comporter ? A quoi l’hystérie collective peut-elle mener ?

Qu’est-ce que la guerre peut révéler de nous mêmes ?

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