Loi Travail et Cie – Le triomphe du renard libre dans le poulailler libre

Publié le 24 avril 2016

Le renard libre dans le poulailler librePetite Histoire du capitalisme moderne avec l’économiste Bernard Teper, de ATTAC et du Réseau Education Populaire.

La métaphore du renard libre dans le poulailler libre reprend du poil de la bête.

Entre destruction des services publics, des retraites, du droit au travail, et bientôt de la Sécu, la Loi El Khomri n’est qu’une étape dans l’Histoire du combat capitaliste contre les peuples et contre les conquis sociaux…

Ainsi que le pisse-copie du MEDEF Denis Kessler osait l’écrire en 2007 :

« Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du CNR, le Conseil national de la Résistance ».

Merci à l’association des Amis du Monde Diplomatique.

Lire

3 réflexions au sujet de « Loi Travail et Cie – Le triomphe du renard libre dans le poulailler libre »

  1. Bonjour,

    On y vient, tout doucement ?
    Reste à expliquer pourquoi le taux de profit s’est effondré dans les années 1970… On peut trouver la réponse chez Marx, comme d’habitude.

    Deux remarques tout de même.

    Quand Bernard Teper dit que les capitalistes veulent augmenter le taux de profit, c’est à la fois vrai et faux. Pendant les trente dites « glorieuses », il n’y a pas eu trop de problèmes à assurer à la fois un taux de profit satisfaisant et une augmentation du niveau de vie, entre autres via le salaire indirect (sécu, etc.). Ce qui est vrai, c’est qu’à partir des années 70, on a tenté de restaurer le taux de profit. C’est bien une augmentation, mais après un effondrement, ce qui n’est pas du tout pareil. Parce qu’en régime capitaliste, personne n’investit dans une affaire qui n’est pas un minimum rentable ! Donc il faut tâcher de remonter le taux de profit quand il s’effondre sous peine d’effondrement du capitalisme lui-même. Ce n’est pas un choix…

    Bernard Teper signale aussi les énormes masses d’argent injectées dans le circuit par les banques centrales (la FED : environ 15000 milliards depuis 2008 !). Evidemment, on les retrouve d’une part sous forme de dettes et d’autre part dans les poches des actionnaires (je simplifie).
    Mais d’une part la dette ne sera jamais remboursée. Début 2008, donc déjà avant ces injections massives, la dette publique et privée cumulées représentait aux Etats-Unis 550 000 $ par habitant, alors que le PIB par habitant ne représentait que 46 000 $. Et d’autre part chaque milliardaire pris isolément est bien milliardaire, mais pris ensembles, ils sont milliardaires en monnaie de singe ! Parce que la planche à billet ne produit que du capital fictif…

  2. Bonjour,
    Cette émission est un bijou de didactisme.
    Il me semble indispensable d’en permettre la plus grande diffusion, l’enjeu est de taille.
    Merci pour ce moment d’intelligence et de culture.
    A+
    J.F.

Leave a Reply